Immigration au Québec 2026 : fin du PEQ, quotas réduits et nouvelles règles

Quels sont les changements majeurs de l'immigration au Québec en 2026 ?
Depuis novembre 2025, le gouvernement du Québec a annoncé une refonte en profondeur de son système d'immigration, avec des mesures qui entrent pleinement en vigueur en 2026. L'objectif affiché : réduire la pression sur les services publics, protéger la langue française et mieux contrôler les flux migratoires. Les étudiants internationaux, les travailleurs temporaires et les demandeurs d’asile sont directement concernés par ces réformes.
La fin du Programme de l'expérience québécoise (PEQ)
Le PEQ, qui permettait aux diplômés et travailleurs temporaires d’obtenir rapidement la résidence permanente, a été officiellement aboli. Suspendu depuis octobre 2024, il ne sera plus possible de déposer une nouvelle demande après le 19 novembre 2025. Les demandes en cours seront traitées jusqu’à cette date, mais ensuite, le programme disparaît complètement. Cette décision a surpris de nombreux immigrants qui comptaient sur cette voie pour s’établir au Québec.
Quels programmes pilotes sont supprimés ?
Trois programmes pilotes d’immigration permanente ciblant des secteurs spécifiques seront abolis le 1er janvier 2026. Il s’agit des volets destinés aux travailleurs de la transformation alimentaire, aux préposés aux bénéficiaires, et aux travailleurs des secteurs de l’intelligence artificielle, des technologies de l’information et des effets visuels. Ces suppressions réduisent encore davantage les options pour les travailleurs étrangers souhaitant devenir résidents permanents.
Quelles sont les nouvelles cibles d’immigration ?
Pour la période 2026-2029, le Québec prévoit accueillir environ 60 000 résidents permanents de moins que ce qui était initialement prévu. En 2026, le nombre de permis temporaires de travail ou d’études délivrés sera plafonné à environ 175 000. Le gouvernement demande également au fédéral de limiter à 200 000 par an les permis temporaires relevant de sa compétence (Programme de mobilité internationale). Par ailleurs, Québec souhaite réduire l’accueil des demandeurs d’asile et mieux les répartir dans les autres provinces.
Existe-t-il une nouvelle voie d’accès à la résidence permanente ?
Avec la disparition du PEQ, le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) devient la seule voie d’accès à la résidence permanente au Québec. Ce programme, plus sélectif, vise à répondre directement aux besoins économiques de la province. Parallèlement, le gouvernement fédéral a annoncé en mars 2026 une mesure temporaire permettant à jusqu’à 33 000 travailleurs étrangers déjà au Canada d’accélérer leur transition vers la résidence permanente en 2026 et 2027, sous certaines conditions.
Comment les règles d’asile sont-elles renforcées ?
En mars 2026, le Canada a adopté une loi donnant à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) le pouvoir d’annuler, suspendre ou modifier des visas, permis de travail ou d’études pour des motifs d’intérêt public. Ces pouvoirs ne s’appliquent pas aux demandes d’asile, mais ils permettent de suspendre le traitement de certaines catégories de demandes. Le gouvernement souhaite ainsi limiter l’afflux de nouveaux demandeurs d’asile et privilégier ceux déjà présents sur le territoire.
Conclusion : un système en pleine mutation
Les réformes de 2026 marquent un tournant pour l’immigration au Québec. Avec la fin de programmes historiques comme le PEQ et la réduction des seuils, la province cherche à mieux maîtriser son accueil. Les personnes déjà installées, notamment les travailleurs temporaires, peuvent encore espérer une régularisation via la nouvelle mesure fédérale, mais les perspectives pour les futurs candidats sont désormais plus restreintes et sélectives.
Source : https://www.exeo.ca/fr/blog/immigrate/plan-immigration-quebec-2026-2029-changements-peq-pstq






