Permis d’études et de travail au Canada : pourquoi les délais s’allongent en 2026

Pourquoi les délais pour les permis d’études et de travail ont-ils augmenté en 2026 ?
En juillet 2026, le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada (IRCC) a mis à jour ses estimations de délais de traitement pour les demandes de résidence temporaire. Les candidats aux permis d’études et de travail constatent une hausse des temps d’attente, une tendance qui suscite des interrogations. Plusieurs facteurs expliquent cette situation, sans qu’un seul ne puisse être pointé comme la cause unique.
Une demande record et des ressources limitées
Le Canada reste une destination prisée pour les étudiants internationaux et les travailleurs étrangers. En 2026, le nombre de demandes soumises à l’IRCC a atteint des niveaux historiques, notamment dans les secteurs en tension comme la santé, les technologies ou l’hôtellerie. Cette affluence dépasse les capacités de traitement actuelles du ministère, malgré des efforts pour moderniser ses systèmes.
Les candidats originaires de certains pays, comme l’Inde, la Chine ou le Nigeria, sont particulièrement touchés. Ces régions concentrent une part importante des demandes, ce qui peut entraîner des goulots d’étranglement dans les centres de traitement dédiés. L’IRCC a indiqué que les délais varient selon le type de permis, le pays de résidence du demandeur et la période de l’année, avec des pics observés avant la rentrée universitaire ou les saisons touristiques.
Des vérifications renforcées et des dossiers plus complexes
Depuis quelques années, l’IRCC a durci ses critères d’évaluation pour lutter contre la fraude et s’assurer que les candidats répondent bien aux exigences des programmes. Par exemple, les demandes de permis d’études doivent désormais inclure des preuves plus détaillées de la capacité financière du demandeur, ainsi que des justificatifs sur la légitimité de son projet académique. Pour les permis de travail, les employeurs doivent parfois fournir des documents supplémentaires pour prouver qu’aucun Canadien ou résident permanent n’était disponible pour occuper le poste.
Ces vérifications supplémentaires allongent mécaniquement les délais. Un dossier incomplet ou comportant des incohérences peut entraîner des demandes de précisions, prolongeant encore le processus. Les candidats sont donc invités à porter une attention particulière à la qualité de leur dossier avant soumission.
Les impacts concrets pour les candidats
Pour les étudiants internationaux, un délai prolongé peut signifier un report de la rentrée universitaire ou des difficultés à organiser leur arrivée au Canada. Certaines universités ont mis en place des mesures d’accompagnement, comme des reports de dates limites ou des cours en ligne temporaires, mais ces solutions restent limitées.
Du côté des travailleurs, les employeurs qui comptent sur des talents étrangers pour combler des pénuries de main-d’œuvre peuvent voir leurs projets retardés. Dans des secteurs comme la santé ou les technologies, où les besoins sont critiques, ces retards peuvent avoir des conséquences directes sur les services offerts aux Canadiens.
Enfin, les familles des demandeurs sont également affectées. Les conjoints ou enfants qui accompagnent le titulaire d’un permis de travail ou d’études doivent souvent attendre la décision principale avant de pouvoir soumettre leur propre demande, ce qui prolonge leur incertitude.
Que faire pour limiter les retards ?
L’IRCC recommande aux candidats de soumettre leur demande le plus tôt possible, idéalement plusieurs mois avant la date prévue de départ. Utiliser les outils en ligne mis à disposition par le ministère, comme le suivi de dossier ou les listes de vérification, permet d’éviter les erreurs courantes qui entraînent des retards.
Pour les employeurs, anticiper les démarches liées à l’obtention d’une Étude d’Impact sur le Marché du Travail (EIMT) est crucial. Ce document, obligatoire pour certains permis de travail, peut lui-même prendre plusieurs semaines à être traité.
Enfin, consulter régulièrement le site de l’IRCC pour les mises à jour des délais estimés est essentiel. Les temps de traitement peuvent varier rapidement en fonction des ajustements apportés par le ministère ou des fluctuations saisonnières.
Vers une amélioration à long terme ?
Le gouvernement canadien a reconnu la nécessité d’améliorer les délais de traitement et a annoncé des investissements pour renforcer les capacités de l’IRCC. Ces mesures incluent l’embauche de personnel supplémentaire, la digitalisation accrue des processus et la simplification de certaines procédures. Cependant, ces changements prendront du temps à se concrétiser.
En attendant, les candidats doivent s’armer de patience et se préparer à des délais plus longs que ceux observés les années précédentes. Pour ceux qui envisagent de s’installer au Canada, une planification rigoureuse et une attention aux détails restent les meilleures armes pour naviguer dans ce contexte complexe.
Sources officielles








